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"Blaise Pascal (1623 - 1662)"
Date de mise en vente : 19/06/2023
Format de vente : Timbre émis en mini-feuilles de 15 timbres
Faciale : 1,16 €
La Poste émet un timbre à l’effigie de Blaise Pascal, mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français à l’occasion du 400ème anniversaire de sa naissance.
Blaise Pascal : un génie. L’homme transcende toutes les catégories pour s’imposer comme une des figures les plus saisissantes du patrimoine humain et culturel mondial.
Né à Clermont-Ferrand le 19 juin 1623, il meurt à Paris le 19 août 1662. Mais il a vécu aussi à Rouen, établi un programme d’assèchement des marais du Poitou, alimenté la réflexion scientifique de l’Europe de son temps. Les mathématiques et la physique retiennent d’abord son attention. À seize ans, il compose un Essai sur les coniques. À trente, il jette les bases du calcul des probabilités et rédige le Traité du triangle arithmétique. À trente-cinq, il résout le problème géométrique de la cycloïde ou "roulette". Pascal démontra par ailleurs l’existence du vide. Ses travaux sur la pression atmosphérique lui ont valu de donner son nom à l’unité de mesure qui lui est associée : le "pascal" (Pa).
Mais le jeune savant ne se préoccupe pas uniquement de spéculation intellectuelle. Son père ayant été nommé commissaire pour l’impôt à Rouen par Richelieu, il conçoit, pour l’aider dans ses calculs, une machine arithmétique. Cette "pascaline" est la première calculatrice de l’histoire. Par son mode de fonctionnement, elle annonce l’informatique. Quant aux réflexions de Pascal, dans le texte de présentation dont il assortit son invention, elles montrent qu’il médite quelque chose qui s’apparente à… l’intelligence artificielle.
Visionnaire ? Pascal, d’emblée, n’en songe pas moins à la commercialisation de sa machine. Entrepreneur futuriste, il fonde en 1662, à Paris, avec les "carrosses à cinq sols", ancêtres de l’autobus, la première compagnie de transport public urbain. Cette activité, si intense soit-elle, se déploie dans les interstices d’une vie spirituelle et religieuse encore plus fervente. Saisi à partir de 1646 par la théologie augustinienne et la conception de la foi dont Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, et le monastère de Port-Royal sont les hérauts, Pascal s’emploie dès lors à mener une vie en accord avec les grands principes du christianisme : charité, règne du cœur et de l’esprit, respect des pauvres et des humbles, contre toutes les pulsions égoïstes et matérielles de la créature déchue.